SONDAGE : 79 % DES FRANÇAIS PRÊTS À RÉPONDRE À UN SONDAGE
Par La rédaction — samedi 5 septembre 2026
se disent « plutôt prêts » à donner leur avis à un inconnu au téléphone
79 %
ont déjà répondu « sans opinion » avec conviction
63 %
pensent que les sondages influencent les électeurs — surtout les autres électeurs
71 %
souhaitent être sondés plus souvent, mais uniquement sur les autres
54 %
ont raccroché avant la fin de cette question
38 %
estiment que ces chiffres sont bidon — et n'ont pas tout à fait tort
92 %
L'opinion va bien, merci pour elle. Elle s'intéresse au droit du sol (manchette, page 1), au travail du lundi (page 3) et surtout à ce qu'on lui demande d'en penser, ce dont dépendent trois chaînes d'info. Interrogée sur l'essentiel, elle reste partagée : d'un côté l'envie qu'on arrête de la mesurer ; de l'autre, la fierté d'apparaître dans un camembert.
Côté politique, un Français sur deux se dit prêt à voter pour « quelqu'un d'autre », sans consensus sur l'orthographe ; 63 % estiment que toutes les promesses seront tenues « à 49,3 % près ». La courbe du moral monte le samedi, descend le lundi, ce qui prouve scientifiquement l'existence du week-end. Note stable en revanche : la confiance dans les instituts, qui remonte lorsque le sondage est gratuit.
Reste la conclusion à laquelle nous tenons : 100 % des Français interrogés existent. Et ils ont des avis. Les deux autres catégories — ceux qu'on n'a jamais joints et ceux qui ne répondent jamais — forment, semble-t-il, la partie lisible du pays. Petit service de vaccination contre la panne d'opinion : lire ce journal suffit, il n'y a pas de rappel.
MÉTHODOLOGIE (NOTION GÉNÉREUSE)
Étude réalisée dimanche 6 septembre auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française, dont 312 ont raccroché poliment, 88 étaient manifestement des robots et 1 sénateur égaré, recruté à la sortie du jardin du Luxembourg. Marge d'erreur : totale, mais la méthode est maison.
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