MANSOUR MARCON SAUVE LE CINÉMA, EN MÊME TEMPS QUE LE TÉLÉPHONE QUI LE TUE
Par Corneille Flagorneau, envoyé spécial au rang du fond, écran allumé — lundi 7 septembre 2026
Le cinéma mondial est en danger, et la France a fait ce qu'elle sait faire de mieux devant un danger : un sommet. Lundi, à Saint-Paul-de-Vence, 220 délégués de 65 pays ont adopté un dispositif international de soutien au cinéma indépendant, un fonds franco-coréen d'un milliard d'euros et une déclaration sur le droit d'auteur, le tout sur le modèle des conférences climat, c'est-à-dire avec la même efficacité mesurée sur vingt ans.
Mansour Marcon a trouvé la formule de la journée : laisser l'IA générative se substituer aux auteurs serait « une immense erreur ». La salle a applaudi. Un conseiller a précisé que la formule avait été relue par une IA, « pour la fluidité », ce qui n'est pas une substitution, seulement un « en même temps » de plus.
Le vrai ennemi a été nommé sans détour : le smartphone, qui a réduit le grand écran à la taille d'un ticket de caisse. Les délégués ont voté à l'unanimité une résolution invitant le public à « revenir en salle ». Le vote a été suivi en direct par 4 millions de personnes, sur leur téléphone, dans leur lit.
Le fonds d'un milliard sera géré à parts égales par Paris et Séoul. Son premier projet est déjà connu : un long-métrage sur le sommet lui-même, tourné avec de vrais acteurs, distribué en salle, et disponible sur les plateformes le lendemain, « pour toucher les jeunes ».
ILS ONT (PRESQUE) DIT
« Le cinéma, c'est la salle, l'obscurité, le silence. » — Mansour Marcon, avant d'allumer son écran pour lire la suite.
« Un milliard, c'est le budget d'un film américain moyen. » — un producteur, ravi de l'ambition.
« Nous respectons le droit d'auteur. » — un modèle d'IA, dans une phrase générée à partir de 40 000 scénarios.
Prochain épisode : un sommet pour sauver le sommet, dont le compte rendu sera diffusé sous forme de vidéos de neuf secondes.
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